jeudi 27 juin 2019

Sémiologie#03 - L'argumentaire




Voilà un domaine que chacun pense avoir alors que nous en manquant constamment : l'argumentaire que l'on cherche pour nos prises de paroles ou que nous subissons aussi quand notre interlocuteur essaie de nous mettre à défaut. Plongeons donc dans ce monde de l'argumentaire pour le dédramatiser ...

Je passe en revus l'argumentaire dans le cas de cette discussion, un peu informel, il est vrai.

On joue sur trois cordes généralement : la voix, l'idée et la syntaxe.

La voie est célèbre suivant que nous avons la voix grave ou aiguë, mais aussi en montrant "une voix sans faille", dure, ou même piquer une colère. La tonalité de la voix est un argument qui vise à prendre le dessus sur son interlocuteur.

A part la voix, il y a bien sur l'argument d'autorité et le plus célèbre "de Gaulle a dit"...et comme tout le monde sait que puisqu'il a dit c'est que c'est vrai....

L'argument scientifique...cela dépend de quelle science, entre celle qui le serait "vraiment"
et celle qui se voudrait en être comme l'économie.

Mais on démonte un argument scientifique toujours de la même façon en le sortant de son cadre d'origine, le cadre est démontable, déformable et relatif à lui-même.

On peut aussi jouer sur l'interprétation des résultats bien sûr.

Mais souvenez-vous : on peut avoir raison avec de faux arguments et avoir tort avec des vérités car, tout n'est pas forcément bon à dire...

Et puis, il y a ceux qui jouent leur discours... le jeu est aussi un bel argumentaire.

L'argument quel monde passionnant ...bon visionnage!



Sémiologie#02 - Dire "non" à un enfant

une question qui peut paraître simple, mais qui se révèle à notre époque compliquée tellement il est vrai de voir de nombreux parents en difficulté face à des enfants devenus des "commandeurs" de notre quotidien, même chez des parents qui se pensent autoritaires, ce qui n'arrange rien évidemment. Comment alors retrouver un équilibre?




Face à la peur assez moderne, il est vrai,  de ne pas être aimé de notre enfant, nous sommes passés d'un extrême à un autre.

Il est vrai aussi que l'enfant unique y a aidé, mais n'explique pas en profondeur cette attitude qui nous paralyse face au moment où nous devons dire "non" à un enfant.

Cela se révèle encore plus dramatique quand cet enfant, c'est le notre.

D'autant plus que ce manque de limite, qui cherche à faire d'un parents d'antan autoritaire, un parent moderne et cool, le bon copain, celui que l'on aime.... car tout est là.

Alors bien sur nous traitons d'un type particulier de parents, que l'on retrouve de plus en plus, et bien évidemment tout le monde ne leur ressemble pas, mais vous savez que c'est précisément souvent celui qui croit ne pas faire parti du schéma qui en a les deux pieds dedans.

Bon brève de discussion, bon visionnage!



vendredi 14 juin 2019

Sémiologie #01 L'écoute active

Première vidéo sur la sémiologie thérapeutique, une sorte de présentation générale où nous présentons notamment l'écoute active et l'accompagnement deux actes pas si simple qui n'y paraissent. Cela demande par exemple de pouvoir épauler la personne sans jugement, qui passe avant tout dans un comportement particulier et une connaissance de nos propres limite. 


jeudi 23 mai 2019

La sémiotique thérapeutique : une thérapie sans médical

Lorsque vous faite une psychanalyse, vous acceptez d'être confronté à vous même et à votre passé, le procédé est décrit comme une thérapie et a été à l'origine inventé par des médecins. L'objectif avait pour but les soins et de trouver des solutions à des symptômes récalcitrants.

Faire une psychanalyse, comme j'ai pu le faire, n'est pas être psychanalyste car, je n'ai jamais eu une grande affinité avec Freud (or pour être psychanalyste, il est préférable d'en apprécier la lecture et les analyses). En effet, bercé très tôt à l'anthropologie lévistraussienne, j'avais toujours été marqué par le texte qui tentait de démontrer que la psychanalyse était avant tout la manifestation d'une culture, comme la pensée d'un peuple peut l'être sur lui-même.

Très tôt j'ai donc pris de la distance avec tous les concepts de "conscience", "ressentiment", "inconscient", "le ça ou le moi", etc. ou encore avec un grand nombre d'explications à postériori de notre passé, dont si nous n'en prenons pas garde, peut vite nous faire naître des maladies que nous avions pas à l'origine et déstructurer notre personnalité.

J'ai eu de la chance d'être tombé sur un psychanalyste qui avait un esprit large et qui m'a donc accompagné un peu différemment bien qu'il connaissait mes observations.

Il était donc pour moi évident que la parole aide dans son expression et son analyse à créer des objectifs à une personne, voire à lui permettre d'aller mieux; mais, la psychologie ou la psychanalyse n'en ont pas le monopole.

Tout n'est pas médical ou le médical est très relatif. La santé est aussi une industrie.

Bien des personnes (adultes comme enfants) pathologisées n'auraient jamais du l'être, ils avaient souvent qu'un besoin à la parole, à être écoutées, que l'on travaille différemment avec eux, qu'on les considère simplement pour qu'il trouve leur place dans une société devenue de plus en plus difficile.

Ce que m'a appris la sémiotique, c'est qu'il est possible d'analyse des signes, symboles, paroles sans passer par la psychologie (ou la psychanalyse), qu'il est possible de donner du sens à notre vécu, d'aller mieux sans le médical, sans penser à la case santé ou bien-être.

La sémiotique thérapeutique, c'est une thérapie sans médical, un couteau sans lame, une fourchette sans dent, une pratique qui ne fait pas mal, et cela fonctionne à merveille car, il y a une chose qui dans la sémiotique thérapeutique demeure, c'est qu'il n'y a pas de thérapie prédéfinie mais, une analyse, et uniquement une analyse pour agir.

C'est la raison personnelle que je préfère le mot d'"analyste"pour définir une personne qui aiderait une autre personne grâce à la sémiotique car, tout est dans l'analyse.


jeudi 25 avril 2019

Sémiologie, sémiotique et écosémiotique: la conclusion et le début d'un nouveau chapitre

Il n'est jamais aisé de faire la synthèse de notre propre évolution surtout quand celle-ci nous a fait traverser des disciplines aussi variées que l'ethnologie, le droit, les sciences naturelles ou le dessin. Se demander pour conclure et débuter un nouveau chapitre de notre évolution qu'est-ce qui unifie toutes ces expériences? Quelle unité pour fonder un avenir?

La tâche est d'autant plus ardue que j'écris sur un blog qui est passé d'une idée d'une alliance de l'économie et de la nature "natureconomie" à sa transformation en "de la parole au jardin" puisque la symbiose ne m'apparaît plus comme un idéal, mais plus comme l'aboutissement d'un parcours.

"De la parole au jardin" symbolise le début par la parole, les mots et la conclusion par la pratique, la réalité qui s'impose à chacun et indépendamment de tous.

Alors oui, quel lien entre (dit dans l'ordre chronologique de leur découverte) la sociologie, l'économie, l'ethnologie, l'anthropologie, l'aide sociale et l'information, les sciences naturelles, les sciences de l'éducation, les sciences politiques, le droit et le dessin?

La recherche d'une certaine vérité, celle de l'argumentaire que nous mobilisons pour exposer nos idées et les transmettre.

Car si je n'avais qu'une leçon à tirer de toute cette traversée, c'est qu' "on se la raconte". Oui, on se raconte des histoires et nous nous persuadons de leur vérité, de leur exactitude et nous sommes prêts à tout sacrifier.

Or, s'il y a bien une chose que m'a appris le droit : "nous pouvons prouver tout et son contraire" et "l'argumentaire n'est pas que dans les mots, c'est un ensemble, une accumulation d'un nombre insignifiant de détails à harmoniser". Au final, nous avons plus l'impression de jouer dans une farce que dans un drame.

Durant toutes ces années, et surtout en m'intéressant à Lévi-Strauss, je n'ai étudié que les signes et les symboles que nous manifestons et transmettons.

Alors, il est certain que l'idée que nous avons de la nature, la façon dont nous la faisons exister et la traitons m'a particulièrement attiré l'attention.

Tout ramène à la sémiologie et la sémiotique, à l'étude du sens et de la logique, à notre façon de nous présenter et de faire vivre nos connaissances, puis de leur trouver une réalisation concrète.

N'est-ce pas ce que j'ai fait dans le social, j'écoutais avant de reconstruire la pensée de mon interlocuteur pour que nous y voyons plus clair, trouvions une solution à sa difficulté et permettions l'action.

C'est la raison pour laquelle durant de nombreuses années je ne comprenais pas le sens de mon action car, mis à par une exception,  personne m'a écouté, réunit mes pensées et permit de m'investir dans le futur.

Il n'y a rien de plus angoissant d'être seul face à soi-même.

Dans l'écosémiotique, je fais ma synthèse, je comprends ma démarche, mes passions aussi et là où j'aimerai aller. 

Ce blog aussi imparfait soit-il sera une porte ouverte sur le sens des symboles qui nous entourent, une expressions de nos craintes et un espoir pour l'avenir.

Je ne sais si cela vous fera du bien de me lire raconter mes réflexions sémiotiques car, au final, c'est toujours cela que j'ai fait.

A bientôt

vendredi 19 avril 2019

Etude en Ecosémiotique

Dans le cycle actuel de transformation générale de l'orientation de ma recherche et mon travail, je souhaitais présenter ici l'étude que je mets actuellement en place et qui doit muter profondément notre regard sur nos sociétés et les actions que nous devrions à l'avenir mettre en place.

Ce travail vient en complément de ce que je réalise déjà en écosémiotique dans le cadre du site Terre Naissante, en prenant la parole de la Terre comme le centre de l'analyse << ICI >> .

Voir le texte ci-dessous, reproduction de la page https://delaparoleaujardin.blogspot.com/p/etude-juridique.html


Étude en écosémiotique
pour une réinsertion du concept de « nature référent »

Introduction
  1. Face au constat de plus en plus partagé de l’extinction d’une grande partie de la biodiversité, de la pollution et des conséquences du réchauffement climatique, une réaction d’ampleur des sociétés humaines se fait attendre.
  1. Cet attentisme est souvent attribué aux faits que nos sociétés placeraient en priorité l’intérêt économique devant l’urgence environnementale.
  1. Or, forcé de reconnaitre que si pour une partie de la population ce positionnement peut se comprendre, il en va néanmoins différemment d’une majorité qui aurait tout intérêt à des changements qui amélioreraient sensiblement la qualité de leur quotidien, pourtant rien ne se passe.
  1. Cet attentisme est aussi souvent interprété comme une indifférence envers les sujets environnementaux, bien que cette explication semble insuffisante, si ce n’est eu égard aux faits que nos sociétés ont une urgence à prendre en compte les mutations écologiques, les ralentir, voire les inverser rapidement.
  1. Ce qui frappe l’analyse de ce phénomène, c’est l’absence de signification positive sur l’ « idée » que nous nous faisons de la nature.
  1. En d’autre terme, l’environnement est ignoré, non pas tant par indifférence ou par intérêt économique, mais plus simplement car, elle est absente de l’organisation sémiotique.
  1. Question : comment un sujet ou un objet qui est absent de notre organisation immédiate peut avoir du sens et de l’intérêt pour nos sociétés, et notre avenir?
  1. La sémiotique, ou plus précisément l’écosémiotique, peut nous aider à redonner une présence (à réinsérer) le concept de la « nature référent », retrouvant une place et une considération générale pour nos organisations.
Ecosémiotique entre « écologie » et « économie »
  1. C’est volontairement que j’opte pour le terme « écosémiotique » en préférence de celui de « biosémiotique ».
  1. En effet, dans le terme « biosémiotique », nous y trouvons le vocable « bio » qui renvoie à « biologie », ce terme laisse à penser à une alliance entre la sémiotique et la biologie. Aussi intéressante soit cette approche, elle ne correspond pas à ce que nous entreprenons.
  1. Le terne « écosémiotique » se rapproche plus de notre démarche puisque c’est une alliance entre l’écologie et la sémiotique ; et si nous jouons sur les mots, nous pouvons voir dans le préfixe « éco », le double terme « écologie » et/ou « économie » ; non que nous chercherions à les réconcilier, mais qu’il sera possible de parler de l’un et de l’autre dans une même logique.
La réinsertion de l’idée de « nature référent »
  1. Comme dit en introduction, il est devenu important de chercher à pallier cette absence de signification du concept de « nature référent » si nous souhaitons pouvoir recréer du sens et de l’intérêt à son insertion.
  1. Le décodage des différentes manifestations des signes de la Terre, leur traitement par les sociétés humaines, leur intégration à l’organisation générale demeurent autant de travaux qu’il faut réaliser.
  1. Contrairement à une étude « sémiotique classique » qui se bornerait à une analyse visant à une neutralité du point de vu, j’ai pris le pari d’engager cette recherche dans l’aide que la sémiotique apporterait pour mieux considérer notre environnement et l’organiser (l’adapter) face aux changements environnementaux (et forcément à terme économique) qui commencent à avoir lieu.
Les effets directs et indirects des évolutions écosémiotiques
  1. Le décodage des absences de signification de la nature demeure fondamental pour comprendre cette inertie face à l’urgence environnementale.
  1. Ce travail permettra donc, j’en ai l’espoir, de pallier ces absences de signification et permettre de combler notre déficit de connaissances sémiotiques sur les effets directs et indirects de nos actions quotidiennes sur la dégradation ou la préservation de notre environnement.
  1. Pour protéger la « nature », la « Terre », la « Mère-Terre » et lui donner une priorité, faudrait-il qu’elle signifie dans notre organisation quotidienne une priorité ?
  1. Cette absence demande que nous redonnions une présence à une « nature référent » sur laquelle, et autour de laquelle, notre civilisation peut se refonder.

jeudi 11 avril 2019

mardi 26 mars 2019

De "natureconomie" à "De la parole au jardin"

Le site De la parole au jardin vient de remplacer natureconomie. Il devient un blog personnel.


Le Blog de dessin reste :

http://lesamisdepierreetjulien.blogspot.com 



et le Blog consacré à l'environnement devient donc : 

http://terrenaissante.blogspot.com


Il faudra un certain temps pour mettre à jour le présent blog.

Merci de votre compréhension.

 

 

mardi 19 mars 2019

Bientôt sur Terre Naissante



Une Conférence Fiction ayant pour thématique la sauvegarde de notre planète est en préparation. Un livret du texte sera mise en ligne pour l'occasion.

A bientôt

mardi 5 mars 2019

L'économie intégrée

https://drive.google.com/file/d/0B2lKLPSvq5FhMkZla0M2VGljNG8/view?usp=sharing

<<Télécharger ici l'ouvrage >>


Question : Quel regard sur l'ouvrage après ces deux années ?

Réponse : Un texte écrit sans autre volonté que de communiquer sur un sujet qui me semblait assez délaissé puisque le discours dominant vise à espérer un parfait équilibre entre les sphères économique, sociale et écologique alors même que la réalité quotidienne montre un parfait déséquilibre. 

J'ai donc prit le parti de faire de la nature le centre paradigmatique (fondamental) de notre économie modifiant de la sorte volontairement notre vision du monde et forcément de sa définition en droit.

Question : Comment aborder juridiquement la Nature ?

Réponse : Aujourd'hui, je n'aborde plus forcément la notion de droit universel du vivant en terme d'une déclaration, mais plutôt comme une reconnaissance juridique quotidienne avec des implications d'ester en justice, d'être représenter et surtout de modifier d'une façon décisive notre rapport à la propriété du vivant par la reconnaissance de la primauté créatrice de la nature.

à bientôt

écologie économique n°9 : temps et énergie


vendredi 1 mars 2019

Biomimétisme et droit des brevets

Ce petit billet écrit rapidement pour poser sur ce blog une réflexion après la lecture de l'ouvrage Biomimétisme de Janine Benyus.

L'auteur nous explique fort justement que l'avenir se situe pour les hommes en s’inspirant de la nature, pour aller dans son sens et non pas aller contre elle car, cette dernière attitude n'a entrainé qu'une dégradation de notre environnement.

Cette réflexion sur le mimétisme avec la nature m'a fait rappeler que l'une des conditions principales pour déposer un brevet, y compris sur le vivant, était le critère que l'invention devait être nouvelle.

Or cela pose un vrai problème si nous admettons que notre invention est une copie de quelque chose qui existe déjà dans la nature.
Car, là, se situe dans l'avenir la possibilité ou non de pouvoir breveter une invention dans la mesure où si tout existe déjà préalablement dans la nature: soit, on connait le mécanisme naturel et donc il y a un antécédent; soit, nous le découvrons après coup, ce qui revient à dire qu'il n'y avait pas de nouveauté à posteriori et demande de reconnaitre la "non-nouveauté" de l'invention.

Ce fait que la nature aurait déjà en son sein les clés des inventions passées et à venir, demande d'abord que nous considérons la nature comme une entité juridique à part entière, et donc reconnaître sa créativité.

Sauf que la nature ne pouvant ni signer de contrat d'exclusivité, ni posséder de compte en banque, elle annihile de fait la possibilité même de revendiquer un droit d'antériorité et de brevet sur quelconque invention.

La nature rentrerait donc dans ses droits, dénonçant du même coup et indirectement l'abus du droit des brevets.

Ceux qui, à juste titre, penseraient que cette réflexion trop légère et ne mettra jamais d'obstacle à la possibilité de breveté, devraient me semble-t-il restés prudent. La Nature semble ces derniers temps avoir une volonté de reprise de ses prérogatives et nous rappelle à notre place.

Notamment, qu'elle est première en tout et nous que d'éternel second dans le meilleur des cas.

A bientôt
Xavier Pérez